[TV] Masters of Horror
Vu les épisodes 3 et 4 de la série Masters of Horrors, à savoir ceux de Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse) et de Dario Argento (Suspiria), l'insupportable Dance of the dead et le plutôt pas mal Jenifer. Côté Hooper, donc, un salmigondis épuisant façon clip de metal bourrin, avec effets de montage et cadrages à faire passer Michael Bay pour un opiumane, histoire bordélique au possible, d'ailleurs vaguement inspirée d'une nouvelle de Richard Matheson, et gros problèmes de rythme qui foutent le tout par terre si le reste n'y suffisait pas. Ce qu'on se fait chier à essayer de rendre cohérent ce foutoir, c'est assez effrayant, bien plus que son histoire de monde post-apocalyptique et de zombies danseurs, à vrai dire. Comment cet épisode a pu être décrit comme l'un des meilleurs de la série, ça me dépasse, il me reste 8 ou 9 épisodes à voir et déjà c'est le pire - je vois difficilement comment faire plus confus, hystéro-jeunisant, et visuellement moche. Seuls trucs à sauver, un Robert Englund formidable (comme d'hab) et une jeune actrice au charme fort suave. Miam. Dans le coin droit du ring le poids lourd Dario Argento, alias la vieille star italienne décatie, ex-gloire du genre qui n'a rien torché de bien excitant depuis Ténèbres, au moins, ce qui ne nous rajeunit pas. Et malgré un scénario plein de trous (comment le perso principal peut-il s'attacher à cette mocheté aussi facilement ?), une muzak navrante et un maquillage particulièrement répugnant (mais là, c'est fait pour), l'épisode se suit agréablement. Y'a même deux ou trois scènes bien gores qui font plaisir, dont une gamine éventrée du plus bel effet. Non, je ne suis pas un pervers psychopathe réjouit par la vision d'enfants morts, mais dans une production télévisée américaine, quand bien même les réalisateurs ont eu une énorme liberté (sauf Takashi Miike qui ira donc voir ailleurs si ses délires y sont) ça surprend. Bilan positif, donc, surtout grâce aux acteurs, très crédibles, parce qu'on ne peut pas dire que Dario se soit particulièrement foulé au niveau de la mise en scène. Bref, on résume : le Coscarelli, sympa et nerveux; le Gordon, efficace bien que classique; le Hooper, moisi de partout; et le Argento, bien foutu et gore. Soit trois sur quatre, une bonne moyenne pour l'instant. Paraît que le Carpenter déchire tout, vivement. D'ailleurs, Cigarette Burns et Dreams in the witch house sortent en DVD le 13 mars prochain. C'est un zone 2 anglais, il faut que je l'annonce sur mon site. D'autres volumes devraient suivre, espérons une intégrale parce qu'à 15£ le DVD, ça va vite taxer.

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