Resetland

8.10.2006

[DVD] Lady Vengeance

J'ai profité d'une semaine de vacances pour entrer dans une phase "frénésie de locations" et pour rattraper un certain retard filmesque, et ainsi voir (enfin) le dernier volet de la trilogie blablabla de Mr Wook, Park-Chan de son prénom. J'avais beaucoup aimé Sympathy for Mr Vengeance, sa noirceur, son humour désespéré, un peu moins apprécié Old Boy qui faisait un effet boeuf à la première vision et qui, comme un autre film généralement ultra-apprécié par les foules (le Volte Face de John Woo pour ne pas le nommer) dévoilait toutes ses grosses ficelles dégoulinantes à la revoyure. Trop écrasant, trop insistant, bref, too much. C'est donc mi-figue mi-raisin que j'abordais Sympathy for Lady Vengeance, ne sachant pas trop quoi en attendre. Pour, au final, ne pas trop savoir quoi en penser.

Exercice de style roublard ? Sans doute. Comme Old Boy le film est vénéneux, visuellement à tomber, plein de ces petites idées perveses et drôles qui font le sel non seulement du cinéma de Wook mais du cinéma asiatique en général. Des personnages jamais d'un seul tenant, un éventail de couleurs et de nuances qu'on ne trouve plus dans le cinéma occidental, cette manière de filmer et de rendre compte de la pourriture du monde, de ne rien simplifier, enjoliver, même derrière des effets de mise en scène maniérés et ultra-stylisés. Les gens sont complexes, rien n'est simple, mais Lady Vengeance m'a laissé sur une drôle d'impression. Venais-je de me faire mettre profond pendant 2 heures par le plus grand manipulateur du cinéma actuel, ou assister à un petit miracle filmique ? Film génial ou, à nouveau, petit choc éphémère qui perdra sa magie dès la deuxième vision ? Etait-ce une ppologie nauséabonde de la loi du talion et de la justice invididuelle façon Bronson ou, au contraire, un regard cynique, distancié et ironique sur la vengeance et cette hypocrisie monumentale qu'on appelle ici bas "rédemption" ?

Pour tout dire j'ai un peu peur de le revoir, de briser le charme, de découvrir les rouages, comme dans Old Boy, qui vont me faire dire "oh, là, mon coco, tu t'es fait baiser", qui vont montrer à quel point il en fait des tonnes. Quoi de plus agréable, en tout cas, que cet état d'hébétude, d'incertitude, après la vision d'un film, comme si le silence qui suivait était, lui aussi, toujours du Mozart. A ranger parmi les oeuvres qui, comme le Metropolis de Rin Taro, ou le Ghost in the Shell : Innocence d'Oshii, me laissent sans réponses. La seule chose qu'on ne pourra jamais enlever au film, ça c'est certain, même après 40 visions, c'est sa musique absolument sublime. Bonheur, elle est disponible en téléchargement le plus légalement du monde à cette adresse (rubrique "Médias").


En DVD : Vu sur le DVD de location, image impeccable, son superbe, malheureusement je n'ai pas pu découvrir la fameuse version "du réalisateur" qui vire progressivement en noir & blanc à mesure que Geum-Ja exécute son plan diabolique. Le coffret collector édité par HK Vidéo est paraît-il magnifique, mais comme je vous le disais, j'ai peur revoir le film et d'en éventer le souvenir...

8.09.2006

[Work] Resetmag version 6

Hello hello, le blog oublié.

Me voilà donc au travail sur une nouvelle version du site, et de retour sur ce blogounet qui n'a pas eu beaucoup plus de lecteurs que les version 1 à 5 de Resetmag. Mais je noircis le tableau.





Même que ça ressemblera à ça


La version 6, donc, qui occupe mon temps depuis un petit mois au moins, c'est un grand saut en avant, ou plutôt un grand recul en arrière. Le site redevient donc, comme tout le monde devrais-je dire, intégralement gratuit. Il perd au passage sa particularité, celle de mélanger plusieurs médias, pour ne se consacrer au DVD. Pourquoi ? Parce qu'avec toute la bonne volonté du monde, et les horaires les plus fous, on n'y arrive pas tout seul (c'est ici que la musique retentit et que le général fait le salut militaire en frisouillant de l'oeil, le menton fier) et que nourrir trois rubriques c'est pratiquement impossible, quand déjà une seule mériterait des journées de 48 heures.

Resetmag devient donc un "simple" site de DVD, mais reste un site de passionné(s), qui va essayer de faire aussi bien que tous les autres mais un peu différemment. L'exhaustivité à la DVD Rama ou à la Ecran Large, là encore, c'est impossible. La base de données de 25.000 titres à la DVDFr.com, ne rêvez pas. Par contre, le site va essayer d'être au poil sur les news, les annonces, la HD, le HD DVD, le Blu-ray, et de ne rien rater des changements passionnants qui s'annoncent. Bref, un travail de titan, un pari casse gueule, un de plus, mais tant qu'on a l'opportunité de pouvoir tenter quelque chose, autant se lancer.